Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 193 – La justice à géométrie variable : quand les bienveillants préfèrent les mensonges aux victimes

Il était une fois, dans un pays qui se voulait le phare des droits de l’homme, une caste de Bienveillants Professionnels. Armés de leur moralité en acier trempé et de leur compassion sélective, ces paladins modernes avaient une mission : défendre la veuve et l’orphelin. Enfin… certaines veuves. Certains orphelins. Ceux qui rentrent dans le narratif, bien sûr.

La justice, ce concept si… Flexible

Les « Bienveillants » aiment la justice. En théorie. En pratique, ils l’aiment surtout quand elle s’applique aux autres. Par exemple :

  • Un ministre pris la main dans le sac ? « C’est une cabale médiatique ! »
  • Un réseau de prédateurs sexuels qui sévit depuis des décennies ? « Il ne faut pas généraliser, sinon on stigmatise ! »
  • Une affaire qui implique des protégés du système ? « Circulez, il n’y a rien à voir. »

La justice, pour eux, c’est comme un menu à la carte : on choisit ce qui nous arrange. Et surtout, on évite soigneusement les plats qui pourraient donner des maux d’estomac à leur conscience… ou à leur électorat.


Les médias : des gardiens du temple… ou du silence ?

Ah, les médias ! Ces nobles sentinelles de la démocratie qui, jour après jour, nous éclairent sur les vrais enjeux. Ou pas.

  • 250 000 gamines violées et droguées en Angleterre par des réseaux organisés ? « On en parle… à peine. » (Et puis, c’est loin, et puis, il y a des risques à aborder ce sujet, non ?)
  • Un scandale financier impliquant un proche du pouvoir ? « Un fait divers. Page 17, entre la météo et les horoscopes. »
  • Une manifestation contre une réforme impopulaire ? « Une émeute de casseurs ! » (Avec des gros plans sur les vitrines brisées, mais jamais sur les raisons de la colère.)

Le journalisme, version woke : on vous parle de tout… sauf de ce qui compte vraiment. Parce que, voyez-vous, certaines vérités dérangent. Et les « Bienveillants », eux, préfèrent dormir tranquilles.


Les « bienveillants » : spécialistes de l’omerta vertueuse

Les « bienveillants » ont un talent inné : transformer l’indignation en art de vivre. Voici leur recette secrète :

  1. Choisir ses combats : On s’indigne contre les mots, jamais contre les actes. Un tweet mal placé ? « À la guillotine ! » Un viol collectif ? « Il faut nuancer. »
  2. Dénoncer les mauvais coupables : Les méchants, ce sont toujours les autres. Jamais leurs alliés, jamais leurs protégés. La bienveillance, c’est comme l’amour : ça se résume souvent à un club très fermé.
  3. Faire taire les lanceurs d’alerte : « Vous exagérez ! Vous divisez ! Vous êtes un danger pour la démocratie ! » (Traduction : « Taisez-vous, sinon on va devoir agir. »)
  4. Célébrer les mensonges : Un politique ment effrontément ? « Il a sa propre vérité. » Un scandale éclate ? « C’est une fake news. » La post-vérité, c’est leur terrain de jeu préféré.

Pourquoi un tel silence ?

Parce que, au fond, les « bienveillants » savourent leur hypocrisie. Ils aiment se donner bonne conscience en dénonçant les méchants désignés à l’avance (les riches, les blancs, les hommes, les fachos…), mais ferment les yeux sur les crimes qui remettraient en cause leur petit monde bien ordonné.

  • Les violences contre les femmes ? « Intolérable ! »sauf si les agresseurs sont des protégés du système.
  • La corruption ? « Scandaleux ! »sauf si elle vient de leur camp.
  • La pédocriminalité ? « Monstrueux ! »sauf si ça implique des réseaux qu’on ne peut pas nommer.

Leur devise ? « La justice pour tous… mais pas pour ceux qui nous gênent. »


Et pendant ce temps, le monde tourne (mal)

Pendant que les « bienveillants » jouent aux échecs avec la morale, la réalité, elle, continue son petit bonhomme de chemin :

  • Les victimes restent sans voix (parce que personne ne veut les entendre).
  • Les coupables restent impunis (parce que personne n’ose les nommer).
  • Les mensonges deviennent des vérités (parce que personne n’a le courage de les combattre).

Le comble ? Ces mêmes « bienveillants » qui hurlent contre l’injustice sont les premiers à l’alimenter, dès qu’elle touche à leurs intérêts ou à leurs dogmes.


Que faire ?

  1. Arrêter de les croire. Leur « bienveillance » n’est plus qu’une monnaie d’échange : ils la distribuent à ceux qui leur sont utiles, et la retirent à ceux qui les dérangent.
  2. Exiger des comptes. Pas seulement des mots, des actes. Pas seulement des indignations sélectives, une justice égale pour tous.
  3. Rire. Parce que, au fond, leur hypocrisie est si grosse qu’elle en devient pathétique. Et comme le disait un vieux proverbe : « Le rire est l’arme absolue contre les cons. »

En conclusion : Les « bienveillants » ne veulent pas de la justice. Ils veulent une justice à leur image : sélective, partiale, et surtout, très très silencieuse sur ce qui fâche.

« La bienveillance, c’est comme le ketchup : en petite dose, ça passe. En trop grande quantité, ça donne la nausée. » — Un méchant (probablement).


PS : Si vous lisez cet article, sachez que vous faites déjà partie des mauvaises personnes. Parce que, voyez-vous, la vérité, ça dérange.

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